Stuart Errol Ungar, plus connu sous le nom de Stu Ungar ou « The kid » est un véritable génie des cartes. Encore considéré aujourd’hui comme le meilleur joueur de poker et de gin rami de tout les temps, il marquera à jamais l’histoire de ces deux jeux.
Tout commence, le 8 septembre 1953 à New York, et comme le dit si bien Nolan Dalla dans son livre, un « joueur est né« . C’est en 1963, alors que Stuart n’a que 10 ans, qu’il gagne son premier tournoi de gin rami, les années passent… mais c’est seulement après 5 années qu’il se retrouve en finale face aux meilleurs joueurs de New York, et remporte les 10 000$ ainsi qu’un des plus gros tournois sans perdre aucune main (Un record toujours d’actualité dans les cercles new-yorkais…)
Après la mort de son père quelques années plus tard, Stuart décide de partir pour Miami afin de participer aux plus grands tournois de Gin rami jamais organisés. La victoire pour lui est une certitude, il les enchaine donc sans aucun problème, mais son penchant pour les paris et les courses le ruinera petit à petit. C’est en 1976, sans un sou en poche, qu’il pose ses valises à Las Vegas pour participer de nouveau à un des plus grands tournois et comme d’habitude la victoire ne sera qu’une simple formalité. Afin de prouver sa supériorité et son excellente capacité à lire les jeux adverses, Stuart prend un malin plaisir à annoncer les mains perdantes de ces adversaires…Toutefois après avoir empoché les 50 000$ du vainqueur, il ne sera plus jamais accepté dans aucune partie. Car il ne trouvait plus d’adversaires au Gin rami, où il était passé maître.
Voila que ce génie décide alors de tenter sa chance au Blackjack ; son excellente lecture du jeu et son incroyable capacité à compter les cartes lui vaudront encore une fois de belles réussites. La légende veut même que ce soit ce véritable génie du calcul mental qui ait poussé les casinos à retirer les tables de Blackjack avec un seul jeu de cartes et non pas les brillants élèves du MIT. (Petite anecdote: De cette manière, il gagna 80 000$ au Caesar’s Palace en une soirée et lorsque le responsable décida d’arrêter la partie, Stu annonça dans l’ordre, les 18 dernières cartes restantes dans le jeu!)
Ce « génie des cartes » s’intéresse alors au poker…(Aïe, aïe, aïe, je n’aurais pas aimé jouer à cette époque!). En 1980, il s’inscrit pour la première fois au WSOP (World Series Of Poker) alors qu’il ne possède presque aucune expérience. Lors du troisième jour, les gens commençaient à s’attrouper autour de sa table, pour voir ce gamin qui se hissait jusqu’à la table finale… Quelques heures plus tard, il remportait un match sensationnel en tête à tête face à Doyle Brunson (Vainqueur des WOSP en 1976 et 1977, qui deviendra une légende vivante). Stu terrassa la double paire de Doyle grâce à sa main (4 et 5 de pique) qui lui valu de faire une quinte. Il devient ainsi à 26 ans le plus jeune champion du monde de poker, et il récidive l’année suivante face à Perry Green.
Malheureusement, la réalité va bientôt frapper à sa porte, son addiction au jeu (il ira jusqu’à perdre 2 000 000 $ au craps) et une soudaine célébrité vont le mener vers la drogue (cocaïne). Durant les 16 années qui suivent, dès que les tables étaient recouvertes, il partait s’enfermer seul dans des chambres d’hôtels. Malgré toutes ces victoires, il était fauché et devait emprunter de l’argent à des amis pour participer à des tournois. En 1986, devenu cocaïnomane, il divorce d’avec sa femme et disparait alors du monde du poker.
En 1997 il décide de faire son come-back et participe à nouveau au championnat du monde, n’ayant plus un sou, ce n’est qu’une heure avant le tournoi qu’il trouve un ami pour lui payer l’entrée. Stu Ungar à encore une fois épaté le monde et fait taire les critiques qui affirmaient que son retour ne serait qu’un échec. Ses dons pour le poker étaient aussi profonds que son instinct et malgré tous ses excès avec la drogue, Stu a toujours gardé ses idées claires durant le jeu. Il gagnera la finale face à John Strzemp, et devient le seul joueur à ce jour avec Johnny Moss (Vainqueur des WOSP en 1971, 1972 et 1974) à remporter 3 fois les WOSP.
Le 22 novembre 1998, il est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, seul et ruiné…
Une parfaite lecture du jeu ainsi qu’un sens inné des cartes ont, sans aucun doute, fait de Stu Ungar, le meilleur joueur de tous les temps. Ses gains aux tables de poker ont été estimés à 30 millions de dollars.
Un film, retraçant la vie de Stuart Errol Ungar « Jeux de maitre » est sorti en 2003, ainsi que la biographie « Un joueur est né » écrit par Nolan Dalla et Peter Alson, à laquelle il avait lui-même participé les 6 derniers mois de sa vie.
Tags:blackjack, Caesars palace, doyle brunson, finale, gin rami, gin rummy, jeux de maitre, jhon strzemp, jhonny moss, las vegas, miami, mit, nolan dalla, perry green, peter alson, stu ungar, stuart errol ungar, the kid, World Series of Poker, WSOP, wsop


